Incontestablement le patronat a détourné des classifications la reconnaissance des qualifications au profit, à son profit, de validation des compétences.
Nous pouvons définir la qualification comme une somme de connaissances, de savoir faire technique et relationnel. La qualification constituée au fil du temps par l’addition de la formation initiale, la formation continue, l’expérience professionnelle et l’expérience sociale est donc bien plus vaste que les compétences qui répondent au contenu d’un emploi. Et pourtant, entre le travail prescrit et le travail réalisé, c’est bien plus que les compétences demandées que le salarié met en oeuvre pour réaliser son travail. En ne prenant en compte que les compétences pour la rémunération, le salarié est nié dans sa plénitude, dans sa totalité d’être humain. Sans nier les compétences mises en oeuvre, dans une activité, il est nécessaire d’en faire l’inventaire afin de se poser la question suivante : «Quelle qualification faut-il objectivement pour mettre en oeuvre les compétences dans cet emploi ?