La tarification à l’activité a mis les hôpitaux publics dans une situation de déficit budgétaire alors que, dans le même temps, elle permettait aux groupes financiers de la santé du secteur privé d’augmenter la rémunération de ses actionnaires.

Conséquences :
Du côté de l’hôpital public, l’offre de soins a été réduite et près de 20 000 emplois publics sont menacés.
Du côté des cliniques privées, La générale de santé, par exemple, a augmenté de 89% les dividendes versés à ses actionnaires en 2009.
La comparaison est éloquente. La campagne publicitaire de la fédération de l’hospitalisation privée, avec le slogan « faites vous soigner dans le privé pour sauver la sécurité sociale », n’est qu’une opération de propagande mensongère.
L’hospitalisation privée ne veut pas sauver la Sécu ; elle veut réaliser de confortables bénéfices. Par contre, en augmentant les salaires de ses salariés et l’emploi, elle contribuerait à financer efficacement la sécurité sociale.
La création du secteur 2 a ouvert la voie à la dérive des dépassements d’honoraires. La mise en place d’un nouveau secteur dit « optionnel » ne réglera rien. Il risque même de contribuer à légitimer cette pratique et de permettre son extension à de nouveaux médecins de secteur 1.
Dans un souci d’accès égalitaire aux soins, il aurait fallu revenir à un seul secteur conventionné et remettre à plat l’ensemble de la tarification des actes pour remettre de la justice dans la rémunération de l’ensemble des professionnels de santé, et entre les médecins.
Dans les semaines à venir autour du débat sur le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2010, des discussions sur les décrets d’application de la loi Hôpital Patient Santé Territoires, de la mise en place des Agences régionales de santé, la CGT travaillera à la mobilisation du plus grand nombre de salariés. La satisfaction de leurs besoins doit primer sur ceux de l’argent.
Montreuil, le 26 octobre 2009