Ou va Thales ?
Par webmaster le lundi 30 novembre 2009, 12:14 - La vie du groupe - Lien permanent
Un climat détestable
La situation que vit actuellement le personnel de Thales, à quelque niveau que ce soit, est
intolérable. De l’ouvrier au PDG de société, et même au Directeur de Division, en passant par
les ingénieurs et cadres, chefs de projet ou DRH, personne ne sait où nous allons, ni où il ou
elle va, quels sont les choix stratégiques pour les années, les mois, voire les jours à venir …
Absence chronique de communication, cette attitude préfigure-t-elle d’une volonté de ne pas
partager, ni de consulter, pour mieux imposer le pilotage par l’axe financier, bousculer les
métiers, les femmes et les hommes et les emplois ?
Il faut travailler, produire, faire du chiffre sans avoir accès aux finalités, sans savoir à
quoi tout cet engagement va servir.
Le mal-être que génère cette situation, qui dure maintenant depuis plus de six mois, est
palpable partout dans le groupe. Il crée un climat de défiance, de suspicion et le mal-vivre au
travail n’en est que plus aggravé.
Un Groupe en pleine restructuration
Les "démissions" et mutations vont bon train. En six mois de nouvelle gouvernance, le Comex
(Comité Exécutif du Groupe) a été supprimé et une grande majorité des patrons de Division ont
soit été déplacés, soit ont "démissionné".
Ceux de la THINT ont été écartés, M. Deakin - PdG de la division Air System - est donné
partant chez un important client britannique de TR6 (!) et les deux derniers en date connus sont
M. Seznec, patron actuel de Thales Alenia Space et Mme Sourisse, arrivée il y a peu à Land et
Joint en provenance d'Alcatel Alenia Space, partirait à EADS Astrium. Quid des clauses de non
concurrence ?
Dans le même temps, ce sont des anciens d’Alcatel (tel M. Lansard qui prend la direction de
TRT, ou des poulains de Dassault, tel M. Quentin, Directeur de la Transformation des
Opérations) qui prennent le pouvoir.
Des rumeurs persistantes
Thales est, de plus en plus, au milieu d’un monopoly géant de
recomposition/concentration du paysage industriel (militaire, aéronautique et naval en
particulier) français et européen.
Mais ces restructurations n’ont pas une visée, où l’intérêt des salarié(e)s concerné(e)s, ainsi
que des peuples dans lesquels ces groupes rayonnent, est pris en compte.
Bien au contraire, c’est encore la volonté capitalistique de financiarisation, d’augmentation du
taux de profit des grosses sociétés qui sont la raison de ces restructurations.
Par exemple, Dassault demande un retour sur investissement (pour le rachat des 20% d’actions
que détenait Alcatel dans Thales, à hauteur de 1,5 milliards d’euros) dès l’année prochaine par
l’octroi de dividendes à hauteur de 200 millions d’euros.
lire la suite sur le tract CGT
Commentaires
C'est quoi, la THINT ?
oups, oui, bonne question ...
encore le "jargon thalésien" !
la THINT, c'est THALES INTERNATIONAL
c'est à dire l'organisation jumelle de THALES, juridiquement distincte (mais organiquement très dépendante)
colocalisée à Neuily, avec le Siège, et qui gère le commerce par pays
il y avait 1 directeur, Perrier, et 3 responsables de zones géographiques, Dorian, De Juniac et Malcor
sur ces 4 responsables, un seul est encore en place aujourd'hui ...
un article récent, en "english" - Sorry! -, qui donne froid dans le dos :
il donne carrément la méthode pour faire monter la profitabilité = se séparer des activités "trop diversifiées"
(alors que la CGT a porté haut la bataille de la Diversification vers le Civil et le pilotage par le Civil)
Observers Await Details of Thales Reorganization
By pierre tran
Details of a major reorganization at Thales are expected to emerge after Chairman and CEO Luc Vigneron unveils his strategic plan at a board meeting scheduled for Dec. 10, analysts said. The board meeting will be followed by a briefing of senior managers at the French electronics giant the next day, the analysts said.
"What will be the strategic orientation, now that Dassault is the partner?" an industry researcher said. Expectations are running high for some indication about which business activities Thales will keep and which ones will be sold off, following a policy of diversification in recent years.
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Some of the diversification has included civil activities or operations carrying profit margins of 1 percent.
A sale of low-margin businesses, worth 20 percent of annual sales, could boost total profit margins at Thales by 1 percent, with a potential further 1.8 percent of margin improvement from cost-cutting measures, brokerage Cheuvreux said in an October research note.
Dassault, France's flagship aerospace company, is a family-owned firm that wants to preserve its holdings in Thales. The aircraft maker paid a high price of 38 euros ($57.30) per share for its stake and faces a distressed business jet market and tougher competition in the defense market, the note said.
Thales is under pressure from Dassault to lift profitability by 2 percentage points, a defense executive said.
Thales said in its third quarter financial statement this year that it will step up risk management measures because of "persistent difficulties in the execution of certain programs, primarily in aerospace." Those problems were expected to lead to further charges this year.
Vigneron was recruited in May from Nexter Systems, the French manufacturer of armored vehicles and related systems. He succeeded in turning Nexter around after a decade of heavy losses with the help of injections of public money to recapitalize the state-owned company, formerly called Giat Industries.